L’APLI Nationale communique :
Aux « benêts » rouges…
Aux « benêts » rouges…
Le 27 novembre 2013
«
L’injustice sociale est une évidence si familière, elle est d’une
constitution si robuste, qu’elle paraît facilement naturelle à ceux qui
en sont victimes ». (Marcel Aymé).
Certes cette citation, reprise par l’APLI Nationale, convient parfaitement aux éleveurs bretons et français. La révolte est donc justifiée, mais de là, à manifester avec ceux qui nous ont mené dans le mur depuis des décennies, il y a un pas que l’APLI Nationale se refuse catégoriquement à franchir.
Les mouvements protestataires actuels révèlent, certes, un malaise profond, une angoisse grandissante, ils apparaissent cependant tardifs et inappropriés et seront donc, après l’explosion salutaire de la colère, inefficaces.
En effet, les causes de la situation restent inavouées, les cibles critiquées erronées, les responsables oubliés.
La politique productiviste, dévastatrice pour les filières des volailles et du porc, suicidaire pour le peuple (travailleurs et consommateurs) poursuit sournoisement sa mise en place dans les autres filières d’élevage.
La concentration de la production laitière en particulier, avance à grands pas, occultant les évidences que le présent dévoile au grand jour.
Le cas des éleveurs Bretons est plus sensible parce qu’on leur a promis la lune, fait croire qu’ils étaient les meilleurs, servi toutes les filières d’élevage (dernièrement le lait), sans tenir compte de leur travail et de leur salaire, enchaînés de parts sociales et de contrats bidon.
Les éleveurs des autres régions connaissent les mêmes difficultés, mais éprouvent moins cette sensation d’avoir été manipulés et trompés.
La machine infernale d’exploitation de l’éleveur poursuit son travail de sape.
Éleveurs Bretons et Français, il nous faut rester mobilisés et motivés.
Mais ne nous trompons pas d'adversaire.
Regardons du côté de nos coopératives qui tirent toujours les prix vers le bas.
Demandons des comptes à nos responsables et élus professionnels qui profitent de l’ire générale pour se fondre dans la masse, fuyant toutes responsabilités.
Ne tombons pas dans le piège de la concurrence entre régions.
Défendons des prix et non des volumes.
Soutenons les initiatives tels que la mise en place de l’écotaxe, premier pas vers une répartition homogène des productions sur tout le territoire, limitant les inconvénients du libéralisme à outrance.
L’APLI Nationale ne participera pas au mouvement tentant, mais malsain des « benêts » rouges.
Manifester au sein d’un comité de convergence des intérêts Bretons, sous les ordres Mr Glon (Sanders, filiale de Sofiprotéol (X. Beulin)) ou de Jacques Jaouen (FNSEA), co-gestionnaires et responsables de la situation actuelle, autant demander à un éleveur Charentais, Basque, Normand ou Breton d’aller à Paris soutenir les revendications des céréaliers, nantis, du Bassin Parisien.
Impossible !
Pour l’APLI Nationale.
André Lefranc, Président
06.08.28.25.76
Certes cette citation, reprise par l’APLI Nationale, convient parfaitement aux éleveurs bretons et français. La révolte est donc justifiée, mais de là, à manifester avec ceux qui nous ont mené dans le mur depuis des décennies, il y a un pas que l’APLI Nationale se refuse catégoriquement à franchir.
Les mouvements protestataires actuels révèlent, certes, un malaise profond, une angoisse grandissante, ils apparaissent cependant tardifs et inappropriés et seront donc, après l’explosion salutaire de la colère, inefficaces.
En effet, les causes de la situation restent inavouées, les cibles critiquées erronées, les responsables oubliés.
La politique productiviste, dévastatrice pour les filières des volailles et du porc, suicidaire pour le peuple (travailleurs et consommateurs) poursuit sournoisement sa mise en place dans les autres filières d’élevage.
La concentration de la production laitière en particulier, avance à grands pas, occultant les évidences que le présent dévoile au grand jour.
Le cas des éleveurs Bretons est plus sensible parce qu’on leur a promis la lune, fait croire qu’ils étaient les meilleurs, servi toutes les filières d’élevage (dernièrement le lait), sans tenir compte de leur travail et de leur salaire, enchaînés de parts sociales et de contrats bidon.
Les éleveurs des autres régions connaissent les mêmes difficultés, mais éprouvent moins cette sensation d’avoir été manipulés et trompés.
La machine infernale d’exploitation de l’éleveur poursuit son travail de sape.
Éleveurs Bretons et Français, il nous faut rester mobilisés et motivés.
Mais ne nous trompons pas d'adversaire.
Regardons du côté de nos coopératives qui tirent toujours les prix vers le bas.
Demandons des comptes à nos responsables et élus professionnels qui profitent de l’ire générale pour se fondre dans la masse, fuyant toutes responsabilités.
Ne tombons pas dans le piège de la concurrence entre régions.
Défendons des prix et non des volumes.
Soutenons les initiatives tels que la mise en place de l’écotaxe, premier pas vers une répartition homogène des productions sur tout le territoire, limitant les inconvénients du libéralisme à outrance.
L’APLI Nationale ne participera pas au mouvement tentant, mais malsain des « benêts » rouges.
Manifester au sein d’un comité de convergence des intérêts Bretons, sous les ordres Mr Glon (Sanders, filiale de Sofiprotéol (X. Beulin)) ou de Jacques Jaouen (FNSEA), co-gestionnaires et responsables de la situation actuelle, autant demander à un éleveur Charentais, Basque, Normand ou Breton d’aller à Paris soutenir les revendications des céréaliers, nantis, du Bassin Parisien.
Impossible !
Pour l’APLI Nationale.
André Lefranc, Président
06.08.28.25.76






